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Tentative d'homicide ou violence aggravé ? Un jeune Carolo de 19 ans en prison le temps que la justice tranche

26/04/2018 16:23

T., 19 ans, était présenté ce jeudi devant le tribunal de Charleville-Mézières pour être jugé sous le régime de la comparution immédiate pour violence aggravée par deux circonstances (en réunion et sous la menace d'une arme) et détérioration de bien (une porte d'entrée). Le jeune prévenu a demandé un délai afin de préparer sa défense.

 

Le 23 janvier dernier, la mère du prévenu avait manqué d'écraser les chiens de la victime en manœuvrant son véhicule. Un différend avait donc éclaté entre la conductrice et le propriétaire des deux chiens. En fin de journée, le prévenu était venu à la recherche de l'homme qui avait eu une altercation avec sa mère le matin même, en compagnie d'un autre individu, dont il refuse aujourd'hui de révéler l'identité. Les deux garçons avaient frappé à une porte, pensant que la victime habitait cet appartement. N'obtenant pas de réponse, ils avaient mis des coups de merlin dans la porte, jusqu'à ce que le voisin, l'homme qu'ils recherchaient, sortent en entendant le bruit de l'arme sur la porte de sa voisine. Sans laisser à la victime le temps de dire le moindre mot, les deux jeunes lui avaient sauté dessus, lui assenant des coups de merlin, visant son visage, et des coups de poings et de pieds. La victime avait réussi à se protéger de ses bras, limitant les blessures, blessures nécessitant 45 jours d'ITT. La victime avait eu peur de sortir de chez elle les deux mois suivant sa sortie d'hôpital, allant jusqu'à apprendre à ses chiens à faire leurs besoins sur le balcon.

Une trace ADN sur le palier avait permis de remonter jusqu'à T., qui était identifié comme un des auteurs et interpellé, le 24 avril dernier.

 

L'avocat de la victime, Maître Dessingly, présentait des conclusions d'exception d'incompétence, estimant que les faits n'étaient pas des violences aggravées, mais une tentative d'homicide, passible des Assises, et réclamait l'ouverture d'une instruction.

Le prévenu ayant un casier vierge, le substitut du Procureur a finalement requis son maintien en détention pour éviter les pressions sur la victime, sa soustraction à la justice et le risque de réitération.

Le tribunal fait droit à l'exception d'incompétence et constate que les faits sont susceptibles d'être requalifiés en faits criminels. Le prévenu reste en détention.

 


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