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Deuxième jour du procès de Philippe Gillet : Sa version des faits mise en défaut par les expertises de téléphonie

26/03/2019 23:07

Philippe Gillet 7

Deuxième jour du procès de Philippe Gillet ce mardi devant la Cour d'Assises des Ardennes pour l'assassinat d'Anaïs Guillaume, une journée marquée par le témoignage des experts en téléphonie.

Rappelons qu'Anaïs Guillaume disparaissait le 17 avril 2013, après avoir passé la soirée avec son compagnon Philippe Gillet. Son véhicule était retrouvé 3 jours plus tard, dans une forêt jouxtant la commune belge de Florenville, entièrement calcinée et dépourvue de ses plaques d'immatriculation. A ce jour, la jeune fille n'a toujours pas été retrouvée.

Si plusieurs éléments permettaient d'inculper Philippe Gillet pour assassinat, tels que l'achat de 50kg de chaux vive en granulés, l'utilisation de celui-ci la nuit de la disparition d'une remorque à double essieu permettant le transport de véhicule ou encore une lettre d'adieu écrite de la main d'Anaïs et retrouvée chez l'accusé, la téléphonie en était un élément déterminant puisqu'il en résulte une expertise scientifique sans équivoque :

Ces différentes expertises montrent une manipulation téléphonique des cartes sim de Philippe Gillet, de Céline Gillet, son épouse décédée, et d'Anaïs Guillaume, avec notamment l'insertion de la carte de Céline Gillet dans le boîtier téléphonique d'Anaïs ou, à l'inverse, l'insertion, et l'envoi de messages, de la carte d'Anaïs dans le téléphone de Céline Gillet, décédée 18 mois avant les faits. Cette manipulation et l'étude des téléphones, des cartes Sim et des factures détaillées permettent donc d'avancer 3 hypothèses.

Écoutons à ce propos Maître Damien Delavenne, avocat de la famille d'Anaïs Guillaume, au micro de Radio 8

Notons que Philippe Gillet a toujours soutenu qu'il s'était réveillé la nuit du 16 au 17 avril 2013, à 4h31 et avoir constaté qu'Anaïs n'était plus là, ni elle, ni son véhicule. Or, les experts ont bien démontré une manipulation téléphonique entre 3h58 et 4h41. Or, les prélèvements effectués sur les deux cartes Sim de Philippe Gillet et de son épouse (le téléphone d'Anaïs Guillaume n'a jamais été retrouvé) montrent la présence de l'ADN de Philippe Gillet, mais aucune trace d'ADN féminin.

Ce qui fait de ce procès un procès hors-norme ? L'absence de corps, que ce soit celui d'Anaïs Guillaume ou celui de Céline Gillet puisque cette dernière a été incinérée, et donc l'absence de preuve et d'expertise scientifique. La téléphonie, seule expertise scientifique possible et établie, est-t-elle donc l'élément central de ce dossier ?

Réponse de Maître Damien Delavenne

Deux interviews sont disponibles pour cet article


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