Un chef d'entreprise soucieux de l'avenir de sa société « pète un câble » et s'en prend à sa femme

13/02/2018 01:32

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Eric, 59 ans, se présentait à la barre pour s'expliquer des faits de violence sur son épouse, de rébellion et de tentative de destruction de bien.

Le 7 mars, une femme appelait les services de gendarmerie pour des violences conjugales à Guignicourt. Son compagnon, rencontrant des problèmes avec son entreprise, avait consommé une bouteille de whisky et une altercation avait éclaté car il avait vu ce soir là une photo de son épouse, datant de 25 ans, assise sur les genoux d'un homme. Arrivés sur place, les gendarmes étaient arrosés d'injures et le prévenu se débattait violemment alors que les gardiens de la paix tentaient de le maîtriser. De colère, il renversait un bidon de bioéthanol sur la table, craquait une allumette et la jetait en direction de la flaque mais, heureusement, la flamme s'était éteinte durant le jet.

Sous anti-dépresseurs, le prévenu a été interpellé et hospitalisé à Belair à la demande de son épouse. Soumis à une expertise psychiatrique à sa sortie, l'expert constatait que le mélange d'alcool et de produits psychotropes avait provoqué une altération de son discernement et le contrôle de ses actes avait été complètement entravé. Son épouse quant à elle, a fait l'objet d'une ITT de 8 jours mais n'a pas porté plainte contre son époux, estimant que ce n'était pas son mari ce soir-là, elle ne l'a pas reconnu, d'autant que l'homme, souffrant d'une maladie du foie, ne boit jamais d'alcool en temps normal.

Le tribunal a noté le caractère exceptionnel des faits, estimant que l'homme ne recommencerait pas. Il l'a donc condamné à deux mois de prison avec sursis et relaxé pour le chef de tentative de destruction, le bioéthanol n'étant pas un produit inflammable.

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