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Stephan Eicher - Déjeuner en paix

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Stephan Eicher
Déjeuner en paix

Sans les parcelles promises par la commune de Rethel, un écoberger en attente de son jugement pour maltraitance animale

10/06/2024 - 07:18 - Rédigé par Candide Blomme

Sans les parcelles promises par la commune de Rethel, un écoberger en attente de son jugement pour maltraitance animale

Sébastien, 50 ans, comparaissait le lundi 13 mai devant la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire des Ardennes pour avoir affligé des mauvais traitements aux animaux dont il avait la garde, entre le 18 août et le 27 novembre 2023, à Barby, Sorbon, Rethel et Sault-les-Rethel, mais également pour détention de cadavres sans déclaration aux services chargés de leur enlèvement, obstacle ou entrave aux fonctions des agents chargés de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de la santé publique vétérinaire et de la protection des végétaux, et, enfin, pour outrage et rébellion sur deux personnes dépositaires de l’autorité publique lors de son interpellation le 21 janvier dernier.

Le mis en cause est écoberger et il est le propriétaire d’un cheptel de brebis tondeuses, dans le but de faire de l’écopâturage, pour les particuliers ou les collectivités Ardennaises. Après 3 ans d’écopâturage dans le secteur de Charleville-Mézières, ce berger itinérant aurait passé un « contrat moral » avec le Maire de Rethel pour élaguer un terrain de 20 à 25 hectares sur la zone de l’Etoile. Un contrat qui n’aurait pas été tenu par l’élu, amenant le berger à placer ses bêtes sur un terrain de 4 hectares, ainsi que sur différents sites (Sorbon, Barby et Sault-les-Rethel).

Un signalement à la gendarmerie était fait par une riveraine le 18 août 2023 pour dénoncer les conditions sanitaires d’une centaine de brebis, parquées sur un terrain inadapté en terme de superficie. Un terrain boueux, sans herbe, poussant les animaux à s’enfuir pour trouver de la nourriture, le terrain ne contenant de l’eau et de la nourriture en quantité suffisante. Pas moins de 8 cadavres d’animaux, couverts d’asticots, sont également présents au milieu du troupeau, les animaux vivants présentent une maigreur extrême et des tremblements, et certains d’entre eux sont découverts agonisants.

La gendarmerie recensait alors, depuis avril 2023, 67 demandes d’intervention pour des divagations de moutons et agneaux sur la voie publique, pouvant causer des accidents. Le 27 novembre 2023, la justice ordonnait la saisie du cheptel. Le tribunal rendra sa décision ce lundi après-midi sur l’ensemble des faits reprochés à cet écoberger d’une part, et sur le sort de son troupeau d’autre part.


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