Charleville-Mézières lance une prime de 800 euros par mois pour attirer les futurs médecins généralistes
Le conseil municipal de Charleville-Mézières a adopté lors de sa dernière séance un dispositif incitatif destiné à encourager l'installation de médecins généralistes sur le territoire communal. Concrètement, la ville s'engage à verser une indemnité mensuelle de 800 euros à des étudiants en médecine de troisième cycle, en échange d'un engagement à exercer en ville à l'issue de leur formation.
Un territoire sous tension médicale
Comme de nombreuses collectivités Françaises, Charleville-Mézières souffre d'une démographie médicale fragilisée. Les départs à la retraite se multiplient, le renouvellement des praticiens tarde, et les habitants peinent de plus en plus à trouver un médecin traitant ou à obtenir des rendez-vous dans des délais raisonnables. Face à ce constat, la municipalité a choisi de ne pas attendre et de prendre les devants.
Une compétence partagée entre les EPCI et les municipalités indispensable, comme nous l'explique Boris Ravignon, au micro de Radio 8
800 euros par mois pendant deux ans
Le dispositif prévoit le versement d'une indemnité mensuelle de 800 euros, soit 9 600 euros par an, pendant une durée maximale de 24 mois. Dans un premier temps, dix étudiants pourront en bénéficier. En contrepartie, les bénéficiaires s'engagent à exercer la médecine générale à Charleville-Mézières pendant cinq ans s'ils intègrent le dispositif dès l'avant-dernière année d'études, ou deux ans et demi s'ils le rejoignent en dernière année. Un contrat formalisé par convention précisera les engagements de chaque partie, ainsi que les conditions de remboursement en cas de non-respect des obligations souscrites.
Dans les pas de Sedan
Ce dispositif n'est pas une nouveauté absolue dans le secteur. La ville de Sedan l'a expérimenté en précurseur, et c'est fort de cet exemple que le maire de Charleville-Mézières, Boris Ravignon, a défendu la mesure.
Les précisions de Boris Ravignon, Maire de Charleville-Mézières
Il souligne par ailleurs que la ville investit également dans la rénovation et la construction de structures de santé, afin d'offrir aux futurs praticiens de bonnes conditions d'exercice.
Désormais, les deux principales communes de l'agglomération Ardennaise sont dotées du même outil, dans un contexte où Boris Ravignon juge l'engagement des municipalités « indispensable » pour faire face à la crise de l'accès aux soins de premier secours.







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