Canicule dans les Ardennes : Le préfet alerte avant même le début des vacances d'été
L'épisode caniculaire n'est pas encore refermé que le préfet des Ardennes hausse déjà le ton. Direction claire : pas question de relâcher la vigilance sous prétexte que le thermomètre redescend.
Le département vient de traverser un épisode de canicule et deux coups de chaud plus modérés, sans garantie d'y échapper une troisième, voire une quatrième fois cet été. Pour le préfet, l'heure n'est clairement pas au bilan. Nous sommes actuellement dans la fameuse "période de rebond", ce moment sournois où le corps, épuisé par la chaleur accumulée, continue d'encaisser les dégâts en silence. Dans les centres de soins ardennais, les effets se font encore sentir ces jours-ci, en particulier chez les personnes les plus fragiles.
L'alerte du Préfet des Ardennes, Christian Chassaing
Le constat est sans détour : les hôpitaux du département ont tenu "sur le fil du rasoir". Un aveu qui donne du poids à l'appel lancé par le préfet : ne pas se comporter "comme d'habitude" quand les températures deviennent extrêmes, et surtout ne pas tourner la page dès que le mercure baisse, comme si rien ne s'était passé.
Joggeurs en plein cagnard à 40 degrés, enfants sans casquette sur des plages sans ombre : le préfet a vu, comme tout le monde, ces scènes qui donnent des sueurs froides. Sa réponse est cash. Avant de juger le comportement du voisin, chacun doit d'abord regarder le sien. Malaise, voire décès : les risques sont réels, et "ça n'arrive pas qu'aux autres".
Christian Chassaing, au micro de Radio 8
Le message tient en une formule : adapter ses comportements, rester au frais, et pour les plus vulnérables, rester au calme, quasiment immobiles. L'objectif : soulager un centre 15 sous tension extrême. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Samedi dernier, entre 1500 et 1600 appels ont été recensés, contre 700 à 800 en temps normal, soit environ le double. Depuis, la situation s'est stabilisée sur un plateau haut, autour de 1000 à 1100 appels quotidiens. Un niveau que le préfet juge "encore trop", pour que la chaîne médicale reste disponible pour ceux qui en ont vraiment besoin.
Le message est passé. Reste à savoir si les Ardennais l'entendront avant le prochain pic de chaleur.








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